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Handicap

Demandeurs d'emploi handicapés : la formation fait-elle vraiment la différence ?

Près de 520 000 demandeurs d'emploi en situation de handicap étaient inscrits à France Travail fin 2025. Le dernier tableau de bord de l'Agefiph montre qu'ils se forment un peu moins que les autres, et que la formation les ramène moins souvent vers l'emploi. Lecture des chiffres, puis des leviers à connaître avant de se lancer.

Handicap 09 octobre 2026 · 6 min de lecture Lu 0 fois

Du 16 au 22 novembre 2026, la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées (SEEPH) fêtera sa 30e édition. En amont de ce rendez-vous, l'Observatoire de l'emploi et du handicap de l'Agefiph a publié son tableau de bord pour l'année 2025. Une partie du document passe souvent inaperçue alors qu'elle concerne directement les futurs stagiaires : celle consacrée à la formation des demandeurs d'emploi. Cet été, nous avions présenté le cadre légal et le rôle du référent handicap. Place cette fois aux chiffres, puis aux démarches concrètes.

Un chômage qui recule, des parcours qui s'allongent

Fin décembre 2025, France Travail comptait 519 181 demandeurs d'emploi bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (on parle de « DEBOE ») en catégories A-B-C, soit 8,9 % de l'ensemble des inscrits. Leur nombre augmente beaucoup moins vite que celui de l'ensemble des demandeurs d'emploi (+1,3 % sur un an, contre +4,4 %), et le taux de chômage des personnes handicapées descend à 11,5 % en 2025, contre 12 % un an plus tôt. Il reste toutefois bien au-dessus de celui de l'ensemble de la population active, mesuré à 7,7 % dans le même document.

Derrière ces moyennes, les profils diffèrent nettement. Plus de la moitié des DEBOE (52 %) ont 50 ans ou plus, contre 26 % de l'ensemble des inscrits, et 42 % seulement sont titulaires du bac ou d'un diplôme supérieur, contre 57 %. Leur ancienneté moyenne d'inscription atteint 770 jours, soit près de cinq mois de plus que la moyenne générale. Seuls 32 % d'entre eux retrouvent un emploi dans les six mois qui suivent leur inscription, quand c'est le cas de 53 % des autres demandeurs.

Qui entre en formation, et dans quel but ?

Sur les neuf premiers mois de 2025, les personnes handicapées représentaient 8,1 % des demandeurs d'emploi entrés en formation, soit un peu moins de 66 000 entrées. C'est légèrement en dessous de leur poids parmi les inscrits, et la progression sur un an reste modeste (+2 %, contre +4 % pour l'ensemble des publics).

Les objectifs de ces formations ne sont pas tout à fait les mêmes non plus. Chez les personnes handicapées, 44 % des parcours visent une certification, contre 50 % pour l'ensemble des stagiaires. Les actions de mobilisation et de remise à niveau pèsent à l'inverse beaucoup plus lourd (22 % contre 14 %), un écart que Centre Inffo soulignait déjà en mai lors de la présentation du rapport d'activité de l'Agefiph. Le profil des stagiaires reflète celui des inscrits : 37 % ont 50 ans ou plus, contre 15 % tout public, et près d'un sur quatre est inscrit au chômage depuis au moins un an.

Après la formation, un retour à l'emploi encore inégal

C'est sans doute le chiffre le plus marquant du tableau de bord : 39 % des demandeurs d'emploi handicapés accèdent à un emploi dans les six mois qui suivent la fin de leur formation, contre 62 % pour les autres. L'écart est important, et il ne tient pas seulement à la formation elle-même. L'âge, l'état de santé, la mobilité géographique ou le niveau de diplôme : ces freins, que l'Agefiph décrit pour l'ensemble des DEBOE, continuent de peser une fois le parcours terminé.

Ce taux reste malgré tout supérieur aux 32 % mesurés six mois après l'inscription, même si les deux indicateurs ne portent pas sur la même population et ne permettent pas de conclure à un effet direct. Ce que l'on peut en retenir, c'est l'intérêt de préparer la formation en amont, aménagements compris, plutôt que de les ajuster en cours de route.

Comment bien préparer son entrée en formation ?

Plusieurs interlocuteurs peuvent intervenir, et mieux vaut savoir qui fait quoi avant de s'inscrire.

Deux précisions utiles. Cette aide ne remplace ni les obligations d'accessibilité de l'organisme de formation, ni les autres financements mobilisables. Pour le matériel, l'Agefiph privilégie le prêt via les plateformes régionales existantes, les petits équipements transportables pouvant relever d'une aide technique accordée directement à la personne.

En Normandie, ces relais existent aussi à l'échelle locale, avec la délégation régionale de l'Agefiph et la Ressource Handicap Formation Normandie. La SEEPH de novembre, avec ses forums en ligne et ses rencontres en entreprise, peut être l'occasion de faire le point sur son projet et de poser ses questions avant de franchir le pas.

Aller plus loin avec nous

Avant toute inscription, notre référent handicap étudie avec vous les aménagements possibles et les relais à mobiliser, comme l'Agefiph ou la Ressource Handicap Formation. Les pages ci-dessous détaillent notre démarche d'accessibilité et les solutions de financement ouvertes aux demandeurs d'emploi.

Note sur la production de cet article. Les sujets et les sources de cet article ont été sélectionnés avec l'assistance d'une intelligence artificielle (Claude, Anthropic), à partir de sources publiques vérifiables citées ci-dessus. Le texte a été relu, retravaillé et validé par l'équipe de le long de la ligne avant publication. Les chiffres et les conditions des aides cités sont susceptibles d'évoluer : vérifiez toujours l'information auprès de l'Agefiph ou de France Travail avant toute décision.

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