09 73 28 12 33Appel gratuit

IA en entreprise

Intelligence artificielle en entreprise : qui l'utilise vraiment, et pour quoi faire ?

L'Insee recense 10 % d'entreprises françaises utilisatrices d'une IA en 2024, contre 6 % en 2023. Mais un baromètre Cegos publié en 2026 montre un tout autre chiffre côté salariés : l'écart entre usage personnel et usage professionnel de l'IA reste net. Voici ce que ces deux études disent vraiment de l'IA en entreprise.

IA en entreprise 24 juillet 2026 · 7 min de lecture Lu 0 fois

Dix pour cent des entreprises françaises de dix salariés ou plus déclaraient utiliser une technologie d'intelligence artificielle en 2024, contre six pour cent un an plus tôt. Le chiffre vient de l'Insee, publié en octobre 2025, et il remet les pendules à l'heure : loin de l'impression que tout le monde y est déjà, l'adoption progresse vite mais reste concentrée sur une partie seulement du tissu économique. Un autre baromètre, publié cette fois côté salariés, éclaire le sujet sous un angle complémentaire, et les deux lectures se rejoignent sur un point : la marge de progression est encore immense.

Ce que dit vraiment l'Insee sur l'adoption de l'IA

Selon l'enquête TIC entreprises 2024 de l'Insee, 10 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus utilisaient une technologie d'intelligence artificielle en 2024, contre 6 % en 2023. La progression est réelle, mais elle reste très inégale selon la taille de la structure. Les 10 à 49 salariés plafonnent à 9 %, contre 15 % pour les 50 à 249 salariés. Au-delà de 250 salariés, la proportion grimpe à 33 %, soit près d'une entreprise sur trois. Les grandes structures gardent donc une avance nette sur les plus petites, alors même que ces dernières composent l'essentiel du tissu économique français.

Un usage très concentré sur certains secteurs

Les écarts se creusent aussi entre secteurs d'activité. L'information et la communication arrivent largement en tête avec 42 % d'entreprises utilisatrices, suivies des activités spécialisées, scientifiques et techniques à 17 %. Le commerce progresse fortement, passant de 4 % en 2023 à 10 % en 2024, tandis que la construction reste à la traîne avec seulement 3 %. L'Insee précise que les entreprises utilisatrices de l'IA concentrent déjà la moitié du chiffre d'affaires total et deux cinquièmes de l'emploi : un signe que l'adoption suit d'abord les acteurs déjà les plus structurés.

L'écart entre usage personnel et usage professionnel

Un autre chiffre éclaire la situation sous un angle différent. Le baromètre Cegos 2026, relayé par Centre Inffo, interroge cette fois les salariés eux-mêmes : 69 % des salariés français utilisent l'IA à titre personnel, mais seulement 54 % l'utilisent dans le cadre de leur travail. Ce delta de quinze points suggère que le frein n'est pas la découverte de l'outil : la plupart des gens y sont déjà familiers chez eux. Le vrai obstacle se situe dans son intégration réelle aux pratiques professionnelles, faute de cadre, de formation ou de temps dédié.

Les DRH placent l'IA en tête des transformations à venir

Le même baromètre interroge aussi les directeurs des ressources humaines. En France, 70 % d'entre eux citent l'intelligence artificielle et l'automatisation comme la transformation qui pèsera le plus sur les compétences dans les prochaines années, loin devant la cybersécurité (41 %), les nouvelles formes d'organisation du travail (33 %) et la transition écologique, reléguée en dernière position (15 %). Face à ce constat, 62 % des DRH français misent d'abord sur la montée en compétences des salariés déjà en poste, une proportion en hausse par rapport aux années précédentes.

Une inquiétude qui progresse aussi côté salariés

Cette accélération n'est pas vécue sereinement partout. Toujours selon Cegos, 31 % des salariés français craignent la disparition pure et simple de leur métier, et 74 % anticipent une évolution significative de leur travail dans les prochaines années. Le sentiment d'obsolescence de ses propres compétences touche désormais 26 % des salariés, contre seulement 7 % en 2024 : une hausse qui reflète moins un effondrement du marché de l'emploi qu'une prise de conscience plus large de la vitesse du changement. Les DRH eux-mêmes estiment qu'environ un emploi sur quatre, 23 % très précisément, sera exposé à un risque d'obsolescence des compétences d'ici trois ans.

Ce que ça change concrètement pour se former

Ces chiffres dessinent une situation assez claire : l'intelligence artificielle progresse plus vite dans les usages personnels que dans les pratiques professionnelles, et les entreprises qui prennent de l'avance sont d'abord celles qui structurent l'apprentissage de leurs équipes plutôt que de laisser chacun se débrouiller seul avec les outils. Pour un salarié ou un dirigeant de petite structure, combler ce delta ne demande pas de devenir développeur : il s'agit surtout d'apprendre à intégrer l'IA dans des tâches concrètes du quotidien, de la rédaction à l'organisation en passant par la recherche d'information.

Nos formations IA & productivité au bureau et Claude IA pour les pros visent justement à combler cet écart entre usage personnel et usage professionnel de l'intelligence artificielle.
Note sur la production de cet article. Les sujets et les sources de cet article ont été sélectionnés avec l'assistance d'une intelligence artificielle (Claude, Anthropic), à partir de sources publiques vérifiables citées ci-dessus. Le texte a été relu, retravaillé et validé par l'équipe de le long de la ligne avant publication. Les chiffres cités sont issus d'enquêtes et d'études sujettes à révision : vérifiez toujours l'information auprès de l'Insee ou de Centre Inffo avant toute décision.

Partager cet article

LinkedIn WhatsApp Mail

Envie de mieux exploiter l'IA au travail ?

Nos formations en intelligence artificielle visent justement à transformer un usage personnel en vraie compétence professionnelle.