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Reconversion

Période de reconversion : qu'est-ce qui change pour les salariés en 2026 ?

Le dispositif remplace la Pro-A et les transitions collectives depuis le 1er février 2026, ouvert à tous les salariés sans condition d'ancienneté ni de diplôme. Voici comment il fonctionne concrètement, et comment il est financé.

Reconversion 31 juillet 2026 · 6 min de lecture Lu 0 fois

Un décret publié fin janvier 2026 a changé la façon dont un salarié peut se reconvertir sans quitter son contrat de travail. La période de reconversion remplace deux anciens dispositifs, la Pro-A et les transitions collectives, depuis son entrée en vigueur le 1er février 2026. Le texte découle de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, qui transpose plusieurs accords nationaux interprofessionnels, et de deux décrets d'application publiés au Journal officiel du 31 janvier 2026. Voici ce que ce nouveau cadre change concrètement pour un salarié qui veut apprendre un nouveau métier.

Qui peut mobiliser ce nouveau dispositif ?

La période de reconversion s'adresse à l'ensemble des salariés, sans distinction de statut. C'est un changement net par rapport à la Pro-A, qui était réservée aux salariés en contrat à durée indéterminée. Il n'impose aucune condition de diplôme ni d'ancienneté, et l'âge du salarié n'entre pas non plus en ligne de compte. La reconversion peut se faire en interne, pour évoluer vers un autre poste dans la même entreprise, ou en externe, vers un nouvel employeur. La démarche peut partir de l'employeur ou du salarié, mais elle suppose dans tous les cas un accord écrit entre les deux parties.

Comment se déroule une période de reconversion ?

La formation dure entre 150 et 450 heures, réparties sur douze mois maximum. Un accord de branche ou d'entreprise peut prévoir une durée plus longue, jusqu'à 2 100 heures sur trente-six mois, pour les reconversions les plus ambitieuses. L'objectif visé peut être une certification professionnelle complète, inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles ou prenant la forme d'un certificat de qualification professionnelle de branche. Il peut aussi s'agir, plus simplement, de blocs de compétences isolés. Côté procédure, l'employeur transmet le dossier à l'opérateur de compétences au plus tard trente jours avant le début de la période, et l'Opco dispose ensuite de vingt jours pour se prononcer sur la prise en charge. Pendant toute la durée de la reconversion, le salarié conserve son statut et sa rémunération.

Qui finance la formation ?

Le financement des frais pédagogiques revient à l'opérateur de compétences de l'entreprise. À défaut d'accord de branche fixant un montant spécifique, un forfait réglementaire de 9,15 euros par heure s'applique par défaut. Le montant moyen de prise en charge observé par parcours tourne autour de 5 000 euros. Le salarié garde par ailleurs la possibilité de mobiliser son compte personnel de formation en complément, mais uniquement s'il donne son accord explicite : le CPF ne peut jamais être ponctionné sans son consentement. Autre précision du décret : chaque Opco doit réserver au moins 12 % de sa dotation aux reconversions externes, un signal que le texte encourage aussi les changements d'employeur, pas seulement la mobilité au sein d'une même structure.

Ce que ça change vraiment par rapport à la Pro-A et aux transitions collectives

Sur le papier, la fusion simplifie un paysage devenu difficile à lire, entre une Pro-A peu utilisée et des transitions collectives réservées à des contextes très spécifiques de restructuration. Centre Inffo, qui suit le dossier de près, nuance toutefois l'enthousiasme autour du texte : l'organisme évoque une ambition du droit qui se heurte encore à une incertitude sur les moyens réellement mobilisés par les Opco pour la financer sur le terrain. Le nouveau droit existe, mais son usage concret dépendra beaucoup de la manière dont les branches professionnelles fixeront leurs propres règles de prise en charge dans les prochains mois.

Pour un salarié qui envisage sérieusement un changement de métier, ce nouveau cadre donne un point d'appui financier concret, à condition de bien préparer son dossier avec son employeur et son Opco avant de se lancer. C'est justement le type de démarche que nous accompagnons régulièrement, avec des personnes en poste qui souhaitent évoluer vers le graphisme, le web, la vidéo ou l'intelligence artificielle sans tout arrêter du jour au lendemain.

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Note sur la production de cet article. Les sujets et les sources de cet article ont été sélectionnés avec l'assistance d'une intelligence artificielle (Claude, Anthropic), à partir de sources publiques vérifiables citées ci-dessus. Le texte a été relu, retravaillé et validé par l'équipe de le long de la ligne avant publication. Les montants et modalités cités sont susceptibles d'évoluer selon les accords de branche : vérifiez toujours l'information auprès de votre Opco ou de votre employeur avant toute décision.

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